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Tenofovir et efavirenz sont prometteurs en tant que régime de maintien à deux médicaments
Un régime de maintien ne contenant que deux médicaments antirétroviraux semble être aussi bon qu’une multithérapie à trois médicaments pour contrôler la charge virale et renforcer le taux de CD4, d’après les résultats intérimaires d’une étude française présentée à la quinzième Conférence Internationale sur le Sida qui a eu lieu à Bangkok au début du mois.
L’espoir de pouvoir passer à un régime de maintien à deux médicaments, après avoir supprimé la charge virale en prenant une multithérapie de bonne heure, avait été anéanti lorsque la charge virale avait rapidement rebondie chez les individus qui étaient passés d’un régime à trois médicaments à un régime de maintien contenant deux analogues nucléosidiques (INTI) ou un seul inhibiteur de protéase.
Cependant, on a toujours besoin de traitements contre le VIH plus simples et plus tolérables, et les chercheurs français voulaient voir si un régime de maintien à deux médicaments, avec des antirétroviraux plus récents et plus forts, serait efficace et sans danger.
Les chercheurs ont mis au point une étude randomisée de 48 semaines, sur plusieurs centres (étude COOL) avec l’intention d’inscrire 140 patients. Les données intérimaires pour les 45 premiers individus ayant complété 24 semaines suivies ont été présentées à la conférence de Bangkok.
Les régimes évalués étaient: une thérapie de maintien contenant du ténofovir et de l’efavirenz contre un régime conventionnel à trois médicaments, le ténofovir, le 3TC et l’efavirenz.
Pour participer à l’essai, les patients devaient avoir suivi une multithérapie stable depuis au moins trois mois, avec une charge virale en dessous de 50 copies/ml et aucun antécédent d’échec thérapeutique. Il n’y avait aucun critère d’entrée en ce qui concerne le taux de CD4, mais comme le ténofovir peut causer des troubles reinaux, les individus devaient avoir un taux d’élimination de la créatinine au dessus de 60ml/min.
Les caractéristiques de base étaient comparables dans les deux branches de l’étude. Les patients avaient un âge moyen de 42 ans, 23% étaient des femmes et 80% avaient attrapé le VIH en ayant des rapports sexuels. Un peu plus d’un tiers des patients (36%) avaient reçu un diagnostic de Sida, la médianne du taux de CD4 était 496 et la médianne de la charge virale était 50 copies/ml. Avant de commencer l’étude, 49.5% des patients avaient suivi une multithérapie contenant deux INTI et un inhibiteur de protéase et 41 % avaient pris un analogue non-nucléosidique (INNTI) et deux INTI.
À la 24ème semaine, la médianne du taux de CD4 avait augmenté à 549 cellules/mm3 dans les deux branches de l’études. Un total de neuf “anomalies” de la charge virale au dessus de 50 copies /ml ont été observées. Dans tous les cas sauf un, la charge virale est revenue en dessous de 50 copies/ml après avoir été analysée de nouveau.
Un seul effet secondaire lié au traitement, des vertiges associés à l’efavirenz, a poussé un patient à abandonner l’étude.
Les chercheurs ont conclus “que les résultats préliminaires sont très encourageants et permettent de continuer l’essai COOL pour évaluer le ténofovir et l’éfavirenz comme double thérapie chez les patients séropositifs sous contrôle.”
Référence
Girard PM et al. EFV/TDF vs EFV/3TC/TDF as maintenance regimen in virologically controlled patients under HAART: a 6-month analysis of the COOL trial. XV International AIDS Conference, Bangkok, poster presentation, 4493, 2004.
L’espoir de pouvoir passer à un régime de maintien à deux médicaments, après avoir supprimé la charge virale en prenant une multithérapie de bonne heure, avait été anéanti lorsque la charge virale avait rapidement rebondie chez les individus qui étaient passés d’un régime à trois médicaments à un régime de maintien contenant deux analogues nucléosidiques (INTI) ou un seul inhibiteur de protéase.
Cependant, on a toujours besoin de traitements contre le VIH plus simples et plus tolérables, et les chercheurs français voulaient voir si un régime de maintien à deux médicaments, avec des antirétroviraux plus récents et plus forts, serait efficace et sans danger.
Les chercheurs ont mis au point une étude randomisée de 48 semaines, sur plusieurs centres (étude COOL) avec l’intention d’inscrire 140 patients. Les données intérimaires pour les 45 premiers individus ayant complété 24 semaines suivies ont été présentées à la conférence de Bangkok.
Les régimes évalués étaient: une thérapie de maintien contenant du ténofovir et de l’efavirenz contre un régime conventionnel à trois médicaments, le ténofovir, le 3TC et l’efavirenz.
Pour participer à l’essai, les patients devaient avoir suivi une multithérapie stable depuis au moins trois mois, avec une charge virale en dessous de 50 copies/ml et aucun antécédent d’échec thérapeutique. Il n’y avait aucun critère d’entrée en ce qui concerne le taux de CD4, mais comme le ténofovir peut causer des troubles reinaux, les individus devaient avoir un taux d’élimination de la créatinine au dessus de 60ml/min.
Les caractéristiques de base étaient comparables dans les deux branches de l’étude. Les patients avaient un âge moyen de 42 ans, 23% étaient des femmes et 80% avaient attrapé le VIH en ayant des rapports sexuels. Un peu plus d’un tiers des patients (36%) avaient reçu un diagnostic de Sida, la médianne du taux de CD4 était 496 et la médianne de la charge virale était 50 copies/ml. Avant de commencer l’étude, 49.5% des patients avaient suivi une multithérapie contenant deux INTI et un inhibiteur de protéase et 41 % avaient pris un analogue non-nucléosidique (INNTI) et deux INTI.
À la 24ème semaine, la médianne du taux de CD4 avait augmenté à 549 cellules/mm3 dans les deux branches de l’études. Un total de neuf “anomalies” de la charge virale au dessus de 50 copies /ml ont été observées. Dans tous les cas sauf un, la charge virale est revenue en dessous de 50 copies/ml après avoir été analysée de nouveau.
Un seul effet secondaire lié au traitement, des vertiges associés à l’efavirenz, a poussé un patient à abandonner l’étude.
Les chercheurs ont conclus “que les résultats préliminaires sont très encourageants et permettent de continuer l’essai COOL pour évaluer le ténofovir et l’éfavirenz comme double thérapie chez les patients séropositifs sous contrôle.”
Référence
Girard PM et al. EFV/TDF vs EFV/3TC/TDF as maintenance regimen in virologically controlled patients under HAART: a 6-month analysis of the COOL trial. XV International AIDS Conference, Bangkok, poster presentation, 4493, 2004.
