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Fiche info révisée en janvier 2009

La tuberculose est la cause principale de maladie et de décès parmi les séropositifs au niveau mondial. Au Royaume-Uni, elle est une des deux maladies indicatrice de SIDA les plus fréquentes.

La tuberculose est une maladie causée par une bactérie, le Mycobacterium tuberculosis, plus connu sous le nom de ‘Bacille de Koch’ ou BK. Ce bacille peut être transmis lorsqu’une personne atteinte d’une tuberculose pulmonaire tousse.

Les personnes infectées par le BK ont souvent été exposées à ce microbe pendant l’enfance. Toutefois, on peut être infecté à n’importe quel moment. Le BK peut quelque fois rendre malade peu après l’exposition initiale. C’est ce qu’on appelle une primo-infection mais normalement, un système immunitaire en bon état peut empêcher le BK de provoquer une maladie. Cependant, celui-ci reste dans les poumons et peut rendre malade des années plus tard. C’est ce qu’on appelle la ‘tuberculose réactivée’.

Le risque de primo-infection est plus élevé chez les séropositifs quand ils sont exposés pour la première fois au bacille de Koch et l’affaiblissement de leur système immunitaire les rend plus susceptibles de développer une tuberculose réactivée.

La tuberculose touche le plus souvent les poumons provoquant des symptômes tels que : essoufflement, toux, perte de poids, affaiblissement et fièvre. La tuberculose peut atteindre d’autres organes et être la cause de symptômes variés. La tuberculose est une maladie grave et peut mettre la vie de la personne atteinte en danger.

Une tuberculose active peut être à l’origine d’une augmentation de la charge virale mais en général la charge virale diminue de nouveau une fois qu’on a traité la tuberculose.

La prévention

Pour les séronégatifs, un vaccin existe contre la tuberculose - le BCG dont l’efficacité semble varier selon les populations. Il est déconseillé aux séropositifs de se faire vacciner, car le vaccin peut causer une maladie ressemblant à la tuberculose.

Il est important d’éviter tout contact avec les personnes atteintes d’une tuberculose pulmonaire active jusqu’à ce qu’elles ne soient plus contagieuses. Si vous avez été en contact avec une personne souffrant de la tuberculose, consultez votre médecin au plus vite.

Si vous êtes séropositif(ve), et que vous avez déjà été exposé(e) à la tuberculose et que vous avez une infection latente, certains médecins recommandent un traitement à l’isoniazide (Rimifon®pendant six mois ou au rifampicin et à l’isoniazide pendant quatre mois. Ce traitement a été prouvé réduire les risque de développement d’une tuberculose active.

Le dépistage de la tuberculose

Les médecins utilisent le test cutané à la tuberculine appelé IDR (en Angleterre : PPD) pour voir si vous avez été exposé(e) au bacille. Un test positif signifie que vous avez été exposé(e) à cet organisme, même si celui-ci n’est pas actif et ne vous rend pas malade. Cependant ce test n’est pas toujours fiable. Certains séropositifs n’ont pas de réaction à ce test à cause de leur faible immunité. De même, si vous avez été vacciné(e) avec le BCG contre le BK, il est probable que le test soit positif même si vous n’avez pas été exposé(e) au bacille.

Un nouveau test plus rapide et fiable a été développé : le T-SPOT-TB®. Il recherche les cellules immunitaires essentielles, les cellules T, produites par l’organisme en cas d’infection à la tuberculose.

Des examens physiques complémentaires tels qu’une radio des poumons, l’analyse des crachats ou une bronchoscopie sont parfois nécessaires pour diagnostiquer une tuberculose pulmonaire active. Si la tuberculose se développe dans d’autres parties de l’organisme, seul le prélèvement d’un fragment d’organe, par exemple des ganglions ou du foie, permet de déceler la présence ou non du BK.

Le traitement de la tuberculose

Le traitement contre la tuberculose active se compose généralement d’une association d’antibiotiques. Pour réussir ce traitement doit être normalement maintenu pendant au moins 6 mois, sans rater les doses et en prenant les médicaments auxquels le bacille est sensible.

Comme le VIH, le BK peut devenir résistant aux médicaments et certaines souches sont résistantes à plusieurs médicaments. Ces souches peuvent être à l’origine d’une maladie très grave appelée la tuberculose multi-résistante aux médicaments ou MDR-TB, et celle-ci peut être transmise à d’autres personnes. Cette tuberculose peut être généralement traitée efficacement, une fois que les médicaments auxquels le BK est toujours sensible ont été identifiés.  Encore plus inquiétant, on voie désormais des cas de tuberculose résistante non seulement aux médicaments de premières lignes, mais aussi à de nombreux médicaments de deuxième ligne. Ce type de tuberculose s’appelle la tuberculose ultra-résistante (XDR-TB) et jusqu’à présent la plupart des cas observés ont été chez les personnes séropositives. Des mesures simples pour contrôler l’infection, telle que l’ouverture des fenêtres, peuvent réduire le risque de transmission de la tuberculose, même si elle est ultra-résistante.

Il faut faire très attention si on suit un traitement contre le VIH et un traitement contre la tuberculose en même temps.

Tout d’abord, certains médicaments contre le VIH ont des interactions avec les médicaments contre le tuberculose.

De plus, prendre un traitement contre le VIH lorsque vous souffrez d’une tuberculose active peut provoquer ce qu’on appelle le syndrome inflammatoire de reconstitution immunitaire. Celui-ci peut vous rendre malade et a des symptômes très désagréables.

Pour l’éviter, vous devez finir votre traitement contre la tuberculose avant de commencer celui contre le VIH si votre taux de CD4 est inférieur à 350.

Si votre taux de CD4 est entre 100-350, on vous recommande de prendre le traitement contre la tuberculose pendant deux mois avant de commencer le traitement contre le VIH.

Si votre taux de CD4 est au dessous de 100, vous devez commencer le traitement contre le VIH très vite après avoir commencé le traitement contre la tuberculose.

Dans les pays en voie de développement, les médecins utilisent une forme de traitement connue sous le nom de DOTS (traitement directement observé et de courte durée). Des bénévoles ou des agents de santé sont présents à chaque prise pour s’assurer que les doses prescrites sont bien respectées et leurs effets maximisés.